Photographe dans les Vosges : Mon interview sur France 3

Photographe dans les Vosges, mon interview sur France 3 Lorraine

Suite à mon  Titre de Portraitiste de France , j’ai eu l’honneur d’être invité dans la chronique « l’édition de l’emploi » de Katia Schmitt pour parler de mon parcours professionnel.

Ça a été également pour moi l’occasion de passer devant l’objectif. Et l’exercice était périlleux puisque cette émission est en direct

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Faire connaissance

Si vous avez lu mes autres articles, vous avez certainement remarqué l’importance que j’apporte au côté relationnel et au fait de vous connaître.

Ce qui était intéressant dans cette invitation par France 3, c’est que je me suis rendu compte qu’une bonne préparation et une bonne mise en confiance apportent une certaine sérénité.

Francine Dubail, la rédactrice en chef adjointe de l’émission a pris le temps de me téléphoner deux fois pour mieux me connaître et préparer cet interview.

Même si la partie qui m’était consacré ne durait que 4 minutes, nos entretiens ont dépassé les 20 minutes. Elle a pris le temps de découvrir mon parcours photographique, de comprendre ce qu’était la qualification « Portraitiste de France »  et la « certification photographe nouveau-né ».

Comme pour mes séances photos, que ce soit pour des photographies de mariage, des photographies de grossesse ou des séances photos « acceptation du corps par l’image », bien connaître et comprendre son sujet permet de mieux l’aborder.

Bien se préparer également

L’avantage que j’avais pour cette émission est que j’avais un peu de temps pour me préparer. Il était important pour moi de donner une image avenante. Une fois encore, c’est le même principe que pour une séance photos. Même si l’habit ne fait pas le moine, il y contribue.

Si j’étais arrivé en en costume, j’aurais donné l’impression d’un premier communiant.

Si j’avais choisi de mettre un T-Shirt, je donnais plus l’impression d’un photographe Babacool.

En arrivant en noir, je donnais l’impression de quelqu’un de dur.

J’ai donc opté pour quelque chose de lumineux et classique. Une chemise blanche mais avec les manches retroussées pour donner ce côté fonceur.

Travailler la voix

Pour celles et ceux qui ont déjà travaillés avec moi, je suis une personne qui parle très vite. Les virgules et les points ne font pas parties de mon langage.

Mon cerveau étant en constante ébullition, ma voix n’arrive pas à retranscrire assez rapidement toutes mes pensées.

Et donc pour l’avoir déjà pratiqué dans d’autres situations, je savais que le micro n’allait pas arranger les choses.

J’ai donc pris l’initiative, à travers des cours éclair de chants, d’apprendre à mieux respirer et à poser ma voix.

Une bonne partie de fou-rire lorsque j’y repense.

30 juin 2017, l’heure de vérité

Ca y est, on y est. Tout du moins je suis dans les locaux de France 3 Lorraine.

On me propose un café que je refuse poliment. Il ne manquerait plus que je le renverse sur moi.

Je suis content que l’on me donne l’occasion de parler de mon métier de photographe dans les Vosges et je suis détendu.

Tout du moins, c’est ce que je pense.

En effet, lorsque j’arrive pour me faire maquiller, les premiers coups de pinceaux me font sursauter.

Mais je suppose que je ne dois pas être le premier, puisque la maquilleuse par ses paroles réussit à m’apaiser.

Là encore un point commun avec ma conception du métier de photographe. Savoir rassurer et mettre en confiance la personne qui est en face de vous.

Top départ dans 30 secondes

Ça va être à moi. Pour la première fois je vais être sur un plateau télé en tant qu’invité et non plus en spectateur.

C’est marrant de voir l’envers du décor. C’est fonctionnel, il n’y a pas de chichi. Mais tout est fait pour que ça aille comme sur des roulettes.

De nouveau un point commun avec mon studio photo de Toul.

Katia Schmitt prend quelques instants pour de nouveau m’expliquer sur quoi elle va m’interviewer. Son assistante m’explique comment entrer et sortir du champ des caméras et à l’attaque.

Au secours ma voix a disparu !

La petite angoisse que je peux avoir lorsque je pars faire des photos de mariage, des photos de famille ou tout autre reportage photos, c’est la panne matériel. Raison pour laquelle j’ai en double voir en triple, appareils photos, objectifs, flashs et même voiture.

En étant assis sur mon tabouret, je me suis dit que plus rien ne pouvait m’arriver.

Et là, lorsque Katia Schmitt me salue et que je veux lui répondre : Rien !

Ma voix a disparu. L’angoisse totale.

Puis arrive après une brève présentation de mon parcours la première question…. Ne pas paniquer, déglutir et pousser la voix. Penser à faire des phrases courtes, respirer avec le ventre. Les mots sortent, les phrases s’enchainent.

Je suis à l’aise, enfin presque…

Mon interview : Mon métier de photographe dans le Grand Est

Durant cet échange sur mon métier de photographe en Lorraine, j’ai souhaité mettre l’accent sur des points qui me semblaient importants.

Le premier, c’est de respecter son client. Ne pas faire de promesses que l’on ne peut pas tenir. Notre client nous fait confiance et par conséquent nous nous devons de mériter cette confiance.

Le second point, c’est de respecter ses confrères photographes.

Ça ne sert à rien d’avoir la grosse tête. « Moi je fais mieux que les autres, je suis le meilleur ! »

Chaque photographe professionnel est le meilleur dans ce qu’il sait faire et dans SON approche.

Parce qu’un photographe a normalement un style qui lui est propre.

Le client vient chez moi parce qu’il aime mes photos et ma philosophie de travail. Donc pas la peine de casser du sucre sur le dos des autres.

Personnellement lorsque je rentre dans un magasin et que le vendeur commence par dénigrer les produits de la concurrence sans parler de son propre produit, c’est qu’il n’est pas sûr de ce qu’il vend.

Enfin le dernier point qui est peut-être le plus important : Se respecter soi-même en tant que photographe.

Lorsque l’on devient photographe professionnel, ça ne doit pas être juste pour la gloire.

Tout travail mérite salaire. Donc désolé il n’est pas rentable de facturer une séance 70 Euros lorsque l’on passe 10 ou 12 heures dessus. Oui le temps que l’on passe en amont ou en aval de la séance doit être facturé. Oui, je sais que pour beaucoup de monde le métier de photographe n’est plus considéré comme un vrai métier mais plus comme un passe-temps.

Mais rappelez-vous chers confrères que vous ne faîtes pas qu’appuyer sur un bouton.

Par votre savoir-faire, par votre regard, par le temps que vous allez passer en post-production à traiter et à améliorer les photos réalisées, vous allez tout simplement créer un souvenir à vos clients…

Une expérience enrichissante.

4 minutes ça passe vite. D’ailleurs beaucoup plus vite que d’écrire ce texte.

Pourtant en 4 minutes, j’ai pu parler de ma passion, de mon titre de Portraitiste de France, de ma certification photographe nouveau-né et des séances photo-thérapie (acceptation du corps par l’image).

Et encore une fois, je tiens à remercier France 3 Lorraine et Katia Schmitt pour cette invitation. J’ai adoré ce moment devant la caméra.

Et je vais même vous avouer un secret. J’adorerais, pourquoi pas, être l’espace d’un instant, présentateur d’une émission de télé. Donc France 3  Lorraine, si vous avez une place de présentateur remplaçant, pensez à moi !

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